Ethno-confessional factor as a discriminatory phenomenon of the southern Chadian people from 1990–2023

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Abstract

In this article we will talk about ethnic contradiction which is a common way and always exists in political life, but it almost never appears in their pure form. In many cases it is difficult to separate them from contradictions that arise on religious grounds. As practice shows, ethnicity is often inseparable from religion, which is why the symbiosis of these two phenomena interests us particularly in the discriminatory socio-political phenomenon against the Chadian people of the South. For years a part of the Chadian population of the south, mainly Christian, has seen itself marginalized, several of their villages have been bathed in blood by a confrontation between farmers (Christians) and breeders (Muslims), supported by big military figures who insist on displaying their allegiance to the Idriss Deby clan and his heirs (party in power for 30 years), the killings continue in the southern zone with the macabre blessing of transitional president Mahamat Deby with the logistical support of France.

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Introduction

Tout a commencé à Gorée, en pleine forêt tchadienne que le massacre s’est déroulé. Dix sept personnes environ froidement abattues dans une église, dont au moins un pasteur, et des dizaines de blessés. L’on se croirait dans une guerre entre factions armées alors qu’il s’agit plutôt d’une épuration ethnique et religieuse, destinée à semer la terreur et à répandre la violence par pure méchanceté, car l’impunité fait loi. Entre-temps des bambins sentant le lait, les rejetons des criminels en treillis, armés comme des mercenaires, ont refroidi un gendarme en pleine capitale, et ni le Premier Ministre, ni le Président de la transition n’en ont fait cas. 

 

Avancement de l’étude

En 2022, le bilan des tensions communautaires au Tchad indique une courbe ascendante par rapport à l’année dernière avec plus de 500 morts à la date du 9 octobre 2022 contre 400 en 2021. Du 1er janvier au 9 octobre 2022, 36 cas de violences communautaires ont été rapportés dans le pays (5 à l’Est, 20 au Sud, 5 au Lac, 5 au Centre et 1 au Nord). Ces conflits continuent d’engendrer des déplacements internes de populations et la destruction de biens et de moyens de subsistance des populations affectées. Près de 7000 personnes ont dû fuir vers des zones sûres des provinces touchées. Il importe de noter que 53 % de ces incidents sont liés à des conflits entre agriculteurs et éleveurs, 23 % sont inter-ethniques, 14 % liés au foncier, 3 % sont inter-religieux et 3 % liés aux successions des Chefferies traditionnelles. Le congrès condamne fermement l’extrémisme religieux et le terrorisme sous toutes ses formes [Dobaev 2000, с. 197]. Le Sud enregistre 56 % des conflits communautaires, avec une forte proportion (90 %) pour la gestion des ressources naturelles (conflits agriculteurs-éleveurs). La réponse à cette question nécessite des efforts concertés sur le Nexus Humanitaire-Paix-Développement et Stabilisation tout en tenant compte du facteur transfrontalier et du renforcement des mécanismes communautaires d’alerte et de réponse aux conflits entre autres.

À notre avis, la cause des conflits ethniques peut être la situation géographique de la République du Tchad, comme le Niger, par exemple – elle est située au centre du continent africain, n’a pas accès à la mer, ce qui semble avoir entravé le processus de colonisation par les pays européens (principalement la France), contrairement aux formes traditionnelles de l’économie (agriculture de subsistance), qui impliquait l’interaction avec les pays musulmans voisins de la «ceinture de l’islamisation» [Zakharov, Gorokhova, Dmitriev 2020, с. 365], par exemple, le Soudan, d’où vient le processus d’islamisation de la République du Tchad.

Du point de vue de l’approche fonctionnelle, le terme «ethnos» est compris comme un groupe de personnes stable, naturellement formé, caractérisé par un stéréotype de comportement qui change naturellement dans le temps historique [Gumilev 1989, с. 540].

Comme le montre la pratique, l’ethnique est souvent indissociable du religieux. Ainsi, selon une enquête sociologique menée en République du Tchad en 2009 [Andreeva 2016, с. 26], la religion joue un rôle essentiel dans la vie de 86 % de la population.

Les autorités des provinces les plus touchées s’engagent régulièrement avec les communautés afin de créer un environnement propice au dialogue communautaire et à l’apaisement durable des tensions avec le concours des partenaires internationaux. Ces initiatives pourraient significativement contribuer à la prévention de ces conflits et améliorer l’accès aux ressources naturelles et aux moyens de subsistance pour tous. Le tribalisme s’est développé à l’ère de la colonisation, et maintenant, dans les conditions d’un kaléidoscope ethnique et d’une lutte interethnique constante pour le pouvoir, il conserve son impact négatif sur les processus sociaux, contribuant à la préservation de l’isolement national-tribal [Tsygankov 2003, с. 207].

D’abord, il est question de la très fameuse formule qu’est devenu le «Vivre ensemble». Elle est placée bien en vue, dès la première ligne, pour souligner la détermination criminelle des potentats actuels de maintenir, vaille que vaille, une parodie d’unité nationale, afin de finir de massacrer les éleveurs majoritairement chrétiens et qui est entrepris par un certain Idriss Déby en septembre 1984. Cette intention jamais camouflée d’exterminer les populations de la zone méridionale a toujours été l’agenda des héritiers du Frolinat. Nous pensons également qu’il est actuellement assez difficile de parvenir à une islamisation complète et, comme le professeur L.R. Sukiyainen, «l’introduction de normes islamiques résiduelles dans le système politique devient un frein au progrès social» [Sjukijanen L., 2002, р. 80].

Les principes de «Diversités ethniques, religieuses, régionales et culturelles» ici apparemment promus, sont bafoués au quotidien depuis quarante ans. Selon le professeur A.A. Nourullayev donne la formulation suivante: « Le facteur religieux est une désignation spécifique du fonctionnement de la religion et de ses institutions dans le système des relations sociales, économiques, politiques, nationales et autres; tout ce qui concerne la religion et ses institutions en tant que sujets d’activité dans diverses sphères de la vie publique [Nurullaev 1994, с. 100]. Nous nous demandons par quel miracle, une bande de criminels hissée aux commandes nationales par les hautes autorités, qui pourrait jamais garantir les populations de la zone méridionale ne seront pas systématiquement exterminées. D’ailleurs, et les preuves sont légion, la mise en place du dépeuplement, de la désertification, et de l’anéantissement économique, culturel, et social du sud du Tchad se précipite au quotidien par les nominations arbitraires des représentants de l’État dans cette zone, les arrestations des citoyens originaires de la localité, des massacres réguliers de ces populations, et par l’expansion criminelle du bétail des 3000 généraux mis en place par les autorités militaires. 

En outre, une islamisation méthodiquement appliquée et financée par les monarchies arabes de l’Orient, vise les ressortissants de ces régions, avec la complicité tacite du gouvernement, lequel gouvernement est exclusivement composé des musulmans. Le chercheur A. Akhmedov investit dans le contenu du «facteur islamique» «l’activité sociale accrue des masses dans les pays musulmans, l’activité vigoureuse des organisations islamiques sur la scène internationale» [Akhmedov 1985, р. 146]. Dès le début des années 70, 20ième siècle le «facteur islamique» commence à avoir un impact significatif sur la situation intérieure et la politique étrangère de nombreux pays. Ceci est confirmé par les événements d’Algérie, du Pakistan, la confrontation israélo-arabe, ainsi que la situation qui s’est développée au cours des deux dernières décennies dans le Caucase du Nord, en particulier en Tchétchénie. Pendant la toute récente période sacrée du ramadan, les décisions d’intérêt national, et les actions d’intérêt citoyen ont systématiquement été tributaires de l’observance scrupuleuse de cet exercice religieux, contre toute logique républicaine. Si l’on se réfère aux «Constitutions» antérieures, jusqu’à preuves du contraire, le Tchad est une république laïque. Il ne vous surprendra point que dans les faits, le caractère séculier de notre gouvernement soit loin d’être la préoccupation de ses composantes.

Le seul intérêt que représente le sud du Tchad aux tenants actuels du pouvoir politique tchadien se trouve entre le sous sol. Le pétrole de Doba a bâti un coin perdu du désert, désormais connu sous le nom d’Amdjaras. Le pétrole de Sarh, de Kyabé, et des autres localités que nous ne pouvons les citer tout ici; les plaines fertiles du Mandoul, les cours d’eaux que sont le Bahr Sara, le Chari, le Logone, et le Lac Iro; les terres riches de Danamdji, de Sandana, de Moissala, de Doba, de Gorée, et du Mont de Lam, suscitent la convoitise de ces parias chassés du Soudan, et qui se sont déversés sur le Tchad pour en décimer les populations autochtones avec l’appui criminel de la France. Si les forces coloniales gagnaient, prenant le parti de renforcer les liens avec les pays impérialistes, alors le contenu du facteur islamique était considéré de manière négative, ce qui n’excluait pas l’affichage des contradictions, les complexités du «facteur islamique» lorsqu’il faut analyser les relations au sein du monde islamique. Les vieux démons de la colonisation française qui ont méthodiquement imposé à deux groupes de populations que rien ne rapproche de constituer une «république» sont réveillés pour précipiter l’anéantissement des uns par le caractère outrageusement belliqueux des autres qui bénéficient de l’appui logistique en artillerie sortie des usines d’armement de la France et des autres marchands d’âmes occidentaux. 

D’une part, l’objectif visé est de faire du bassin du Mandoul et des autres localités fertiles des deux Logones une zone d’approvisionnement pour les populations françaises. De l’autre, il fallait frayer, pour l’expansion islamiste, un chemin ouvert de part et d’autre des deux océans qui côtoient l’Afrique. Les travaux publiés sur les questions islamiques en URSS se distinguent par une position méthodologique unique, qui «reposait à la fois sur la prise en compte de l’interaction dialectique entre les structures de base et superstructurales dans la vie de la société, et sur le principe d’une approche historique de la corrélation des schémas généraux et des spécificités des manifestations du «facteur islamique» dans les relations internationales». Ainsi, la question islamiste serait plus ou moins contenue dans la fameuse zone du Sahel, et les populations chrétiennes en seraient systématiquement éliminées. Si nous nous rappelons bien, déjà pendant la période coloniale, la France s’est radicalement opposée à toute évangélisation, non seulement des populations de la zone méridionale du Tchad, mais surtout à celles des régions septentrionales. Il a fallu un peu plus de deux décennies avant que les « missions » occidentales, notamment canadiennes, américaines, et norvégiennes, ne soient autorisées à commencer leurs opérations sur le territoire « appartenant » à la France. 

Désormais, une minorité de gens aigris, les islamistes radicaux constituant à peine le quart de la population du globe, attire l’attention du monde par ses exactions criminelles entretenues avec l’appui des sociétés perverses comme la France qui les équipe, et assure leur formation. Le résultat de l’action du «facteur islamique» est la réalisation d’un degré ou d’un autre de l’islamisation de la société, principalement à des fins politiques [Zhdanov, Ignatenko 1989, с. 98]. Le champ tout trouvé pour ces djihadistes est le Sahel. En maintenant une perpétuelle tension armée dans cette région, la France pouvait allègrement piller l’uranium du Niger, l’or du Mali, et toutes les ressources minières du Tchad, dont l’or, le pétrole, le gaz naturel, et bien d’autres, avant de s’assurer les réserves de bois de la zone équatoriale. Par exemple, le professeur A.V. Malashenko a proposé de comprendre sous le «facteur islamique» un concept qui inclut: l’influence de l’islam sur la vie sociale et politique; la manipulation de la religion par les forces politiques locales, tant au pouvoir qu’en opposition; utiliser l’islam pour atteindre des objectifs de politique étrangère; appel à la tradition islamique par des États soucieux de renforcer leurs positions et leurs intérêts» [Malashenko 1999, с. 59.]. L’immensité du désert qui recouvre justement le Sahel, constitue un couvert naturel pour de telles opérations criminelles au regard des innombrables satellites qui sillonnent ces régions au nom de l’espionnage et de la coopération stratégique, scientifique et militaire.

Conclusion

Le slogan «Vivre ensemble» donc, prôné par la junte militaire au Tchad, vise deux buts: en premier lieu, assurer à la France un territoire outrageusement riche qu’elle pourrait piller en toute quiétude sous le couvert des conflits interminables résultant des divergences sociologiques, culturelles, et religieuses des deux composantes principales de la population tchadienne, en maintenant une présence militaire coloniale au Tchad. Ainsi, du fait de son énorme déficit économique lié au conflit en Ukraine, aux multiples corruptions dont s’est rendu coupable le gouvernement français depuis plusieurs décennies, et de son incapacité à se fournir en matières premières, la France s’assure un domaine resté presque vierge et peu peuplé, pour maintenir son fauteuil au conseil de sécurité des nations unies. Ensuite, et pour des apatrides cela est significatif, les Tubu chassés du Soudan et incapables d’y retourner car les nouveaux maître de Khartoum les en avaient expulsés il y a peu, pourraient s’installer sur les plaines fertiles de la zone méridionale tchadienne tout en poursuivant le train de vie que leur a facilité 40 années de dégradation systématique de l’appareil étatique national. Entre temps, équipés en artillerie lourde et sous le couvert de la France, les parias du désert pourraient allègrement viser le Cameroun, la RCA, le Congo, et le Gabon, pour étendre l’hégémonie islamiste dans la zone équatoriale. 

Au stade actuel, les conflits ethno-confessionnels et leurs conséquences comptent parmi les problèmes les plus aigus et les plus douloureux au sud du Tchad et dans l’ensemble de la zone du pays. Cela nécessite une compréhension théorique et des solutions adéquates pour mettre fin aux conflits ethno-confessionnelles dans les politiques. Nous entendons un concept collectif, qui est un phénomène complexe à plusieurs niveaux qui intègre des composantes ethniques et confessionnelles. La confrontation armée féroce est toujours une forme extrême de conflit ethno-confessionnel, elle représente la phase la plus élevée de contradictions aiguës dans les relations et les actions entre des groupes de personnes de nationalités et de religions différentes.

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About the authors

A. W. Leon

Samara National Research University

Author for correspondence.
Email: alibawoido2016@gmail.com
ORCID iD: 0009-0008-4677-0605

student of the 2rd year of study, political science and regional studies

Russian Federation, 34, Moskovskoye shosse, Russian Federation

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